Depuis un peu plus d’un mois, je teste le régime sans gluten et sans lait. Atteinte de SPA et de fibromyalgie, je souffre également d’une hépatite médicamenteuse qui interdit donc la prise de tout (ou presque) médicament allopathique. Comment, alors, se soigner lorsqu’on souffre de douleurs musculaires et inflammatoires diffuses et ce chaque jour? Durant mes errances, j’ai déjà entendu parler de ces “régimes” Seignalet, Kousmine, sans lactose etc… qui sont sensés aider beaucoup. J’avais d’ailleurs suivi un régime sans lactose étant petite pour traiter de l’eczéma. Je consulte donc un homéopathe acuponcteur phytothérapeuthe car je ne peux pas vivre sans avoir recours à une médication. C’est lui qui m’a convaincu de faire le grand saut: il a effectivement d’autres patients atteints de pathologies identiques qui se sont vraiment nettement améliorés avec ces restrictions alimentaires. Quand j’ai atterri dans son cabinet, mal en point comme jamais, souffrant de douleurs intenses, ayant perdu 5kg à cause de l’hépatite, ne mangeant pratiquement plus je n’étais pas très belle à voir et surtout, je n’étais plus à ça près. L’urgence était de pouvoir manger et digérer de nouveau et bouger un minimum.
Me voilà donc privée de cacahuètes, produits à base de lait de vache et gluten sans oublier ce qui fait mal au foie: le gras et le chocolat (je ne bois jamais d’alcool, heureusement pour moi). Donc en gros, 80% de ce que je mangeais. Adepte de la crème fraîche 20% de matières grasse, du beurre, du pain fait maison, des pâtes, du chocolat sous toutes ses formes et surtout blanc ou au lait, du pâté… bref moi j’aime les bonnes choses, bien riches et aussi les cuisiner mais bon, comme je l’ai dit, au point où j’en suis…
Je mets donc à peu près une semaine à m’informer, à trier ou finir certaines denrées que je ne peux donner ou conserver, à intégrer ce que ce changement va vraiment impliquer. La première réaction que j’ai eue c’est de pleurer chaque chose que je ne pourrai plus manger, réalisant avec déception le peu de choix qui me restent: pas très joyeux. En plus, je ne peux plus trop cuisiner, ça implique trop d’efforts physiques incompatibles avec mon état actuel donc la liste des choses mangeables finit par se réduire à: du riz, des boites de petits pois et carottes et du jambon.
Parlons rapidement de l’intérêt d’un tel régime: outre l’expérience de mon médecin, j’avais lu en partie l’ouvrage du Dr Seignalet que je sais très bien être très controversé. C’est bien pour ça que je n’avais pas voulu m’engager dans un tel régime. Son livre cependant me semble honnête, les autres choses que l’on peut d’ailleurs lire au sujet de la micronutrition, des régimes anti “trans”, du Dr Kousmine ont du sens. Personnellement, les régimes, je suis contre: manger est un plaisir, un droit, il faut prendre soin de son alimentation, manger de bonnes choses (c’est super important, on ne se met pas n’importe quoi dans le nez, la bouche c’est pareil!!) mais se priver, c’est de l’automutilation. Bref, prudente, je tente l’expérience car je suis dans une impasse, que je me sens prête et que contrairement à la prise de médicaments, il n’y a pas de risque à manger des lentilles au lieu de pâtes, tant que les repas sont équilibrés.
Déjà adepte de mon magasin bio, je fais quand même l’effort d’essayer d’autres choses, acheter des farines sans gluten et des laits végétaux mais le moral n’y est pas. J’avoue bien volontiers que j’ai eu une période de dépression qui ne s’est pas améliorée avec ce régime. Mais bon, si j’abandonnais là, d’une part, je gâcherais les efforts faits jusqu’alors, d’autre part, je savais que je ne pourrai pas revenir en arrière. Arrêter de fumer a été difficile mais une belle victoire, une leçon importante de la vie qui me permet aujourd’hui de redoubler d’efforts pour ne pas lâcher.
Après un temps d’adaptation, on change. Personnellement, j’ai perdu 3 autres kilos, ce qui est normal si on lit les ouvrages concernant ces régimes, j’ai également appris que notre masse lipidique (le gras quoi) contient les différentes toxines que le corps n’a pas évacuées et qu’en perdant ce gras, les toxines se retrouvaient donc de nouveau dans le système et que ça, ça n’aide pas à se sentir mieux. De même les crises inflammatoires sont sensées s’agraver en début de régime, c’est effectivement le cas, malheureusement. Aussi, remanger fait quand même du bien, surtout pour quelqu’un de gourmand comme moi. Une vraie victoire de ressentir de nouveau la sensation de faim, de pouvoir manger sans angoisse, se coucher sans lourdeur. De même, au lieu de me dire “je ne peux plus manger ceci ou cela” je me dis “ça j’ai le droit!” positiver est hyper vital.
Bon, je suis encore une vraie néophyte en la matière, la cuisine c’est vraiment une question d’expérience, comprendre comment les aliments se mélangent, comment ils cuisent… Une longue route m’attend. Mais je commence à reprendre plaisir à manger, me préparer des petites choses et j’aimerais avoir le plaisir de faire découvrir cela. C’est pourquoi je vais publier des recettes que j’ai mises au point sans gluten ni lait de vache en espérant que ça donne envie à d’autres.
J’essaierai de continuer à écrire sur cette expérience pour témoigner, et surtout, je vais mettre en ligne des idées de repas, des recettes, des tests sans lait ni gluten!


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Tu sais Orryane, il y a plein de gens qui n’ont rien à manger.
Mieux manger c’est bien aussi même si c’est douloureux moralement.
Les chinois avaient il n’y a pas si longtemps un bol de riz par jour (et encore dans les bons jours).
Mais tu es courageuse.
Un grand bravo.
Tu t’y es mise pour du bon… Courage ! Et bienvenue au club, si on peut dire…
Le régime sans gluten et sans lactose n’est pas évident. Moi aussi j’adorais les pâtes, au début je mangeais celles sans gluten mais c’était quand même pas pareil, alors j’ai arrêté. Le riz, on s’en lasse, les patates idem… Du coup niveau féculents, je n’en mange plus tellement. Parfois un peu de riz oui, parce que j’aime bien, et puis les légumineuses (lentilles & co).
Les biscuits sans gluten sont plutôt bons, enfin ça dépend des marques, mais ils sont surtout chers. ça freine. Mais parfois, ça fait du bien ^^
Quant au chocolat, honnêtement ça a été le plus difficile. Un bon choco au lait… T-T Tu veux que je te dise ? Bah on s’y fait aussi !!
ça fait bientôt cinq ans que je suis au “sans gluten” et trois ans au “sans lactose”. Les débuts sont difficiles mais j’ai eu la “chance” de ne pas perdre de poids (ça m’aurait pas fait de tord…) du coup les toxines n’ont pas été relarguées (elles l’ont été quand j’en ai perdu, cet automne, et je l’ai senti passer).
Au début, prends les produits sans gluten de ton magasin bio, et prends courage pour un peu de cuisine pas trop compliquée. Petit à petit, tu verras que sans les produits/féculents fabriqués sans gluten, on va tout à fait bien aussi. ça fait des mois que je n’ai plus acheté de pâtes, de pain ou de biscuit… Sachant qu’en plus, dans les biscuits y’a souvent du lait, ça te fait encore moins de choses possibles :s
En tous les cas, je te souhaite beaucoup de courage. J’ai eu la chance de commencer ce mode d’alimentation sans avoir trop de douleurs fibromyalgiques, et je n’ai pas de SPA, mais les débuts sont difficiles, c’est vrai. Mais je t’assure que ça vaut le coup, tout ton organisme te dira merci de cet effort tant physique que psychologique (voire plus psychologique que physique, parfois).
Bises
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